Approfondissement
Laisser les bras pendre en position assise, sans aucun appui, met en permanence à contribution la musculature de la nuque et du haut du dos. Voici la mécanique qui se cache derrière ce phénomène et les leviers concrets pour y remédier — hauteur de table, accoudoir, position de l'écran et exercices. Chaque affirmation est directement reliée à sa source.
La raison tient à l'anatomie : l'omoplate et le bras n'ont qu'une seule liaison osseuse avec le thorax — la clavicule, qui agit alors comme une entretoise. Quand les bras pendent sans appui, cette liaison subit une traction permanente au lieu d'être soulagée, et ce sont justement ces deux muscles qui doivent l'absorber.
Source : dr-gumpert.de : Musculus trapezius, Praxis Dr. Peter Neef : tensions de la musculature nucale
Si la surface ne suffit pas pour poser les bras dans le sens de la longueur, il peut être utile de les poser en travers de la table — l'essentiel étant d'avoir un appui, plutôt que de laisser les bras pendre librement.
Source : sehen.de : poste de travail à l'écran optimisé (DGUV Information 215-410)
Si les accoudoirs sont trop larges et forcent de ce fait les bras dans une position qui fait remonter les épaules, il est généralement préférable de les démonter plutôt que d'accepter durablement cette mauvaise posture.
Source : DGUV Information 215-410, wiepa.com : l'ergonomie au poste de travail
Si l'écran est trop bas ou trop décentré, ce sont souvent les mêmes muscles de la nuque et des épaules, déjà sollicités par des bras qui pendent, qui compensent.
Étirement du trapèze : assis bien droit, pieds à plat au sol, passer la main droite par-dessus la tête pour saisir la tempe gauche et tirer doucement la tête vers la droite, pendant que l'épaule gauche est activement tirée vers le bas et l'arrière. Maintenir 20 à 30 secondes, puis changer de côté.
Source : Zentrum für alternative Schmerztherapie : douleurs du haut du dos
Le titre reprend la formule popularisée par le Dr James Levine (voir Contexte) — mais le livre lui-même est bien signé Kelly Starrett.
Voir le livreRemarque : les méthodes présentées ici font l'objet de débats controversés dans les milieux spécialisés. Cette mention est une suggestion de lecture neutre, et non une validation de la méthode par PostureShift.
Voir le livreÀ cela s'ajoute que les fixations à pince ou à emboîtement ont tendance à osciller et à bouger, et de nombreux modèles ne s'adaptent qu'à des épaisseurs de plateau comprises entre environ 1 et 8,5 cm. Relever la table ou poser les bras en travers plutôt que dans le sens de la longueur est, dans la pratique, souvent la solution la plus fiable.
Appréciation de la rédaction — fondée sur une recherche générale sur les rallonges de table à pince et sur une expérience personnelle d'utilisation, aucune source unique avec un test de produit dédié n'a été trouvée.